vendredi 27 avril 2018

Solution circulaire pour la résolution des problèmes ?

Opérer un retour vers le Droit de l’éducation en un petit clin d’oeil par la lecture de quatre notes de service en date du 25 avril 2018 composant le n° spécial 3 du bulletin officiel de l’éducation nationale du 26 avril 2018 :

la note de service n° 2018-049 sur la Lecture : construire le parcours d’un lecteur autonome ; la note de service n° 2018-050 relative à l’Enseignement de la grammaire et du vocabulaire : un enjeu majeur pour la maîtrise de la langue française ; la note de service n° 2018-051 à propos de l’Enseignement du calcul : un enjeu majeur pour la maîtrise des principaux éléments de mathématiques à l’école primaire ; et la note de service n° 2018-052 relative à La résolution de problèmes à l’école élémentaire.

La résolution de problèmes à l’école élémentaire retient l’attention tant son intitulé paraît décalé... Alors qu’une note concerne l’enseignement du calcul, celle-ci affirme résolument que « la résolution de problèmes doit être au cœur de l’activité mathématique des élèves tout au long de la scolarité obligatoire ». Elle insiste sur le fait qu’il s’agit de« contribuer à la mise en place d’un enseignement construit pour développer l’aptitude des élèves à résoudre des problèmes ». Elle poursuit en signalant qu’ « enseigner la résolution de problèmes nécessite de concevoir une progressivité pour les problèmes proposés ». Elle ajoute qu’« un enseignement explicite de la résolution de problèmes doit s’appuyer sur des temps spécifiques qui structurent les savoirs et compétences travaillés : des références construites avec les élèves... ». Etc., etc., etc. (ce qui ferait penser, à l’aide de Jacques Prévert, à un certain Blaise Pascal)

En conclusion, elle en présente surtout la problématique et ne résout rien même avec des tableaux bizarrement conçus sans faire état du niveau scolaire des enfants auxquels s’adresse cet enseignement :« La résolution de problèmes, au centre de l’activité mathématique, engage les élèves à chercher, émettre des hypothèses, élaborer des stratégies, confronter des idées pour trouver un résultat. Qu’elle soit proposée individuellement ou collectivement en invitant les élèves à collaborer avec leurs pairs, la tâche de résolution de problèmes permet aux élèves d’accéder au plaisir de faire des mathématiques. »

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

Votre recherche

RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs par jour (cumul) : 2543 (3713856)